Je vous avoue que ça nous a pris 4 jours pour nous remettre des douleurs que ça nous a infligé.
Je peux vous dire que c'était d'un comique de nous voir descendre 3 marches, on aurait dit des vieux avec nos "ouille ! ouille !" par ci et "haie ! haie !" par là...
Depuis le début je voulais faire une de ces fameuses montées que tout chinois doit avoir fait une fois dans sa vie.
Et bien, pour ce qui nous concerne, c'est fait !
20 km, 6 h de montée, pour un dénivelé de 2100 mètres, rien que ça !
Pour les puristes, le point culminant de cette aventure se trouve à 2160 mètres, mais nous nous somme satisfait des 2100 m.
Ce chemin, avant d'être un parcours de pèlerinage, était, et est toujours, la route qui mène à un temple taoïste. A l'époque, les taoïste grimpaient cette montagne pour prier les dieux, pour mieux se faire entendre.
La montée fut folle car dès les 800 premiers mètres ça commence à grimper sec, mais ça va, car c'est une route large et tranquille. Mais après une heure de marche ça commence avec les escaliers, et plus tu grimpes, plus c'est de plus en plus raide, jusqu'au moment où on se retrouve à monter les marches à 4 pattes tellement il y a de pente et tellement il y en a…
On comprenait pas pourquoi il y avait des personnes qui voulaient, outre les cartes et autres souvenirs, nous vendre des gants de coton blanc, et là je dis … Euréka ! j'ai tout compris ! Une chaîne accompagne les escaliers, pour t'aider dans la montée et la descente. Comme elle est un peu rouillée, on te propose des gants pour ne pas te salir.
Une interminable marche a, bien sûr, ces multitudes de surprises et de rebondissements. Hé oui ! Sur le chemin tu as aussi le choix du parcours, le facile et le moins facile. On dira le vieux chemin est celui qu'on emprunte et, pour les bouts moins facile, ils en ont fait un plus facile à côté (il était clair que nous avons pris le plus dur).
Une fois en haut, le bonheur de l'avoir fait. La vue est magnifique, elle porte loin dans les vallées. Sur les 5 sommets, on trouve des hôtels qui sont plus au moins chers. C'est sympathique et à la bonne franquette. On se lave dans des bassines en plastique et il n'y a pas de tellement de chauffage. Les toilettes sont à l'extérieur.
On s'est presque cru en Suisse !
Coucher tôt (de toute façon on était vraiment raide), lever à 3h30 pour se préparer à sortir. Car le but du jeu est de voir le lever du soleil à 40 min. de marche de notre lit. Pour y aller pas de souci, le chemin dans la forêt est éclairé. Une fois sorti de l'hôtel on a remarqué qu'il y avait plein de monde, mais plein de monde. Des gens qui attendaient et d'autres qui arrivaient de la vallée. Ça veut dire que pendant qu'on dormait, des personnes faisaient la route, de nuit. Pour être sur place à l'aube. Et hop ! une fois fait, ils redescendent, allez pas de sushi c'est reparti !
Notre descente fut laborieuse car le jour d'avant il faisait très chaud, mais vraiment très chaud, et là il a plu. C'est bien au moins on a pas transpiré, mais la pluie s'est chargée de nous mouiller. Mais à part l'humidité, il a fallu compter avec une route glissante et un affreux mal de jambes (qui n'a rien arrangé…). Le deuxième effet de la montée s'est fait sentir !
Je peux dire, descendre c'est pas bon, surtout si le jour d'avant on n'a fait que monter.
Ce qui est vraiment cool c'est que tout le long du parcours il y a des shops avec boissons et nourriture et ça permet de se reposer.
Là où c'est moins drôle, c'est que cette nourriture, il faut la monter, et y'a pas de véhicule qui monte. Tout est fait à dos d'hommes ! Pour les quelques estimations faites sur les pastèques portées et autres légumes et boissons, ils doivent porter au moins 25 kg à max 40 kg. Ils ont du courage ! Pendant la montée on en a croisé un qui chantait et jouait de la flûte. Il faisait le pitre. Dès qu'il nous a vu c'était vraiment génial. Mais pendant notre descente, on en a croisé quelques uns bien chargé et là, ça ne rigole pas.
Pour finir, on peut voir, sur les photos qui sont chez Bulma, qu'il y a un téléphérique qui monte jusqu'au sommet, et il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas (ou ne veulent pas) monter à pied. Pendant la descente on s'amusait à reconnaître les personnes qui étaient montées à pied et celles qui étaient montées en téléphérique. Ça nous a bien amusé car on voit tout de suite les plus frais, qui sautillent à la descente, et ceux qui n'arrivent même plus à se traîner… (comme nous !)
Un truc est sûr, l'année prochaine on y retourne !









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